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Capécure, Boulogne

Capécure est le premier centre européen de transformation des produits aquatiques. Un centre de transformation de produits aquatiques, de l’extérieur, cela ressemble à ça : des quais et des voies desservant des boites à sardines géantes… des haies de camions… En vérité, il faut se lever très tôt le matin pour voir la zone s’animer.

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La consommation par les français des produits de la mer transformés ne cesse de croitre. Pourtant, ici on désarme des bateaux de pêche et on s’inquiète des cours, des autres places industrielles de par le monde, des réserves halieutiques et des quotas.

Boulogne, depuis peu, n’est plus le premier port de pêche français. Plus qu’un signal, c’est le symbole que rien ne sera plus comme avant, quand les boulonnais allaient extraire leur paie directement dans la mer…

Les chalutiers d’aujourd’hui sont imposants, colossaux. Avec des coques en métal renforcé que l’économie d’aujourd’hui a malgré tout transformé en argile…

La vie des pêcheurs est d’une rudesse incroyable, autant que l’avenir est incertain désormais.

A l’ombre des méga navires de pêche croisant sous pavillon hollandais, ceux de Boulogne laissent transparaître encore sur l’acier l’amour de la mer, du métier, mais aussi l’humilité que tout marin professionnel se doit de garder face à la toute puissance des flots.
En plaçant l’équipage des bateaux sous la protection d’une étoile céleste, d’une trinité couronnée, du nom de la vierge ou d’un saint…

 

La vie économique de Boulogne changera inexorablement.
Ici, dans une station expérimentale, on se prépare à vivre encore des produits de l’après pêche… En attendant, tant qu’il y a des marins…

Ca peut être utile…

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De Sangatte au Blanc-Nez

En quittant Sangatte en direction du Cap Blanc-Nez, il faut s’apprêter à assister à un événement particulier : la naissance des falaises les plus septentrionales de France (il n’y en a d’ailleurs aucune depuis le Danemark…).
Et de surcroît, ces falaises sont des plus remarquables, puisqu’on chemine déjà le long du cap Blanc-Nez, classé « Grand site national ».
Grande beauté. Grand angle… Grand virage en direction du Sud… Bref, on change de ton, résolument, presque brutalement, entre le plat pays des moëres, des dunes et polders marquant les plaines maritimes de la Mer du nord, d’un côté et les hauteurs des collines de l’Artois échouées là, de l’autre.

 

A41-150413SangatteBlancNez22En cette fin de journée ensoleillée, l’absence de vent donne des allures de canyon  à cette première partie du cap teintée d’argile et reflétant son image sur le sable saturé d’eau.

Histoire et sédiments 

La falaise est d’abord un livre ouvert sur l’histoire géologique du lieu. La craie, ici dominante, parfois jaunâtre et parsemée de rognons de silex et de fossiles, a été patiemment formée pendant le Crétacé. Car 1000 ans sont nécessaires pour obtenir 2 cm d’épaisseur de cette  roche sédimentaire résultant de l’accumulation persévérante d’algues microscopiques.

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Il y a bien longtemps, tout était couvert d’eau. Puis découvert. Puis recouvert. Puis découvert encore. Ce qu’on appelle le détroit du pas de Calais séparant l’actuelle Angleterre du reste de l’Europe date d’à peine plus de 500 000 ans. Avant, tout était relié. Un brusque effondrement de terrain entre des failles en est à l’origine. La mer, pendant la fonte des glaciers, fit son affaire d’ouvrir le Channel voici  8500 ans, pour atteindre depuis seulement 5000 ans  la forme qu’on lui connait.

Matière en érosion

L’érosion du trait de côte concerne cette partie du littoral, bien que le calcaire résiste mieux aux assauts des éléments que l’argile, les marnes et sables présentes en d’autres endroits. Selon les lieux, la falaise s’érode plus ou moins rapidement et pas toujours régulièrement : environ 20 cm par an dans le secteur nord, côté Sangatte ; entre 5 et 85 cm par an sur le cap même… La mer sape la base, mais l’eau s’infiltre au dessus et creuse des failles, qui s’élargissent alors sous l’action du gel. Tout dépend donc de la force des flots, de la pluviométrie et des températures du moment, autant d’aléas qui ne permettent pas de constater une érosion homogène du trait.
D’importants éboulements ont eu lieu en 1998 et en 2000. Depuis, le cap est équipé de sondes et d’appareils de mesure permettant de mieux comprendre les phénomènes et les prévenir autant que possible.

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L’érosion est en tout cas indiscutable. La situation précaire de certaines constructions militaires en témoigne. La déambulation à proximité des falaises est dangereuse et pas seulement qu’en hiver, comme on le pense parfois.
Il faut aussi savoir que l’évolution sur cette partie offre peu d’option de survie au marcheur étourdi à marée haute. Sur plusieurs kilomètres, la paroi n’offre aucun moyen de l’escalader pas plus qu’il n’existe d’accès aménagé pour fuir l’estran recouvert par la mer.

Géant !

Le site reste quand même un merveilleux site de promenade et de découverte d’oiseaux nicheurs. De vieux pêcheurs y tendent encore des filets pour attraper les poissons déambulant au gré de la marée. Quelques parapentistes profitent de la hauteur des falaises  pour accrocher la voile aux courants ascendants. Mais la marche reste le meilleur moyen de profiter de cette partie littorale limpide et flamboyante sitôt que le soleil en baigne les parois.

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Le soir tombe. On aperçoit au loin le cap Griz-Nez… Alors que nous n’avons pas encore passé le blanc dont nous n’avons pas tout à fait fini de parler.

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La prochaine étape permettra en effet de prendre un peu de hauteur. Cap sur le cran d’Escalles et sur le sommet du Blanc-Nez !

Renseignements utiles

La promenade est exquise, surtout dans l’après midi et en soirée, falaises baignées par le soleil. Sable ferme, pas de cours d’eau infranchissable. Il est toutefois conseillé de ne pas s’approcher de la falaise, surtout s’il a été constaté que vous n’étiez pas en veine depuis le début de la journée.
Des bottes peuvent être conseillées. Je ne les ai jamais trouvées indispensables sur cette portion du littoral. En revanche il est fortement déconseillé de s’engager 3 heures après la marée montante. Le risque de se voir coincé en route – et de périr- est réel.

• Pour les amateurs de géologie voir ici et ici

 

 

2015 en revue…

Pendant que je suis en train de terminer ma dernière expédition sur l’Arcouest (c’est au dessus de Paimpol),   les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de LITTORAL EN PARTAGE.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 23 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 9 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Les officiers de port

A22-190115CapitainerieDK44 Ils sont en capitainerie ou comme ici en vigie. Ce sont les officiers de port, chorégraphes du ballet des navires au Grand Port de Dunkerque, . Et ils nous ouvrent leur porte… Et c’est le Dossier 6 (cliquer ici pour le consulter). Bonne lecture !

Et si le dossier vous plaît, pensez à la partager à l’aide des outils figurant en fin de dossier…

Qu’est-ce qu’elle a ma Goele ?

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Quoi ! La Goele ? C’est juste un bateau ancien qui a une gueule formidable, choyée par une personne à l’image de son bateau ! Et c’est aussi une merveilleuse occasion d’évoquer les bateaux du patrimoine…

Consultez le dossier 5 : la Goele, bateau d’intérêt patrimonial,